La vigne a fait partie des activités importantes de Quiers. C’est pourquoi les arches du jardin à thèmes portent chacune un pied de vigne.
Introduite dans notre région par les moines de l’abbaye de St Denis près de Paris, le vin était vendu aux cafetiers ou conservé pour une consommation personnelle.
A Quiers, des clos de vignes sont mentionnés dès la première moitié du 14ème siècle. Les vignobles sont présents dans les hameaux de la Quellerie ; la Gastinière, l’Aunoy, Jobert et Chien-cul. Plus tard sous l’Empire, on plante des ceps près du bourg, aux Gras, à Guignonville, à la Baraudière, à Bécheneau, mais c’est à Vaubignon que l’on produit le plus de vin. Lors du conseil municipal du 15 mai 1848, on se plaint des excès de roulage entre Vaubignon devenu « véritable usine de plusieurs milliers d’hectolitres » et le canal d’Orléans.
De 1850 à 1880 près de 40 personnes se déclarent professionnellement vignerons. En 1885, le phylloxéra a détruit considérablement la vigne dans notre village.
A partir de 1886, les vignerons locaux se sont intéressés à des cépages plus vigoureux, comme le noa ou le baco : vins très colorés, âpres et riches en alcool.
Suite à cette période dévastatrice les agriculteurs-vignerons, plutôt que de collecter les églantiers pour les vendre aux rosiéristes orléanais, décident de produire des rosiers à Quiers. Depuis, cette culture spécifique est toujours d’actualité.
Et cependant, mû par la volonté de faire revivre la mémoire des vignes d’autrefois, le conseil municipal a recréé une vigne de 250 pieds en 2022. Sur un ancien terrain de voie de chemin de fer de 3 682 m² désaffecté et d’une surface de plantation de 20 hectares, un partenariat de bénévoles est en place avec l’association « les topettes » pour entretenir la parcelle et se partager le jus issu des vendanges. Rendez-vous route de Machault pour la découvrir.

