A L’origine :
La rose avait cinq pétales. Cette fleur simple se rencontre encore sur les chemins, sur différentes espèces de rosiers sauvages : l’églantine, la rosa canina rose ou la rose pimprenelle blanche. La transformation de la rose en fleur à pétales multiples est surtout due à la culture et l’origine de ce procédé est très ancien. L’évolution de la culture de la rose constitue un chapitre majeur de l’horticulture. Aujourd’hui il existe plusieurs milliers d’espèces et de variétés de roses.
La roseraie du jardin à thèmes :
Les roses anciennes : caractères ancestraux, branches épineuses érigées ou retombantes, parfois moussues, coloris pastel. Ces rosiers ne fleurissent qu’une seule fois dans l’année.
Les roses modernes : leur intérêt est dans la richesse des coloris et dans les remontées exceptionnelles qui s’étalent en continuité de mai à octobre.
Les variétés de rosiers :
A Les buissons à grandes fleurs : grosse fleur unique par tige, tous coloris, parfum subtil.
B Les buissons à fleurs groupées polyanthas, floribundas : la branche donne ici une grappe de fleurs moyennes ou petites. Plantes à utiliser en massif.
C Les rosiers miniatures : mêmes caractéristiques que les précédents mais à végétation naine.
D Les rosiers arbustes : ils sont destinés à faire des buissons.
E Les rosiers tapissants : plantes à fleurs groupées destinées à tapisser des talus.
F Les rosiers grimpants : ils sont destinés à palisser sur des murs, des treillages et des clôtures.
G Les rosiers tiges et pleureurs : variétés greffées sur tige de 80cm à 1m80 de hauteur.
Les rosiers se multiplient par semis, drageonnement, bouturage et greffage. Cette dernière technique, dite en écusson, est la plus répandue. Elle fut généralisée à partir de 1850 par un rosiériste lyonnais Monsieur Guillot.
La méthode « in-vitro » est un moyen moderne de reproduction, peu employé en pratique, car économiquement ce n’est pas rentable. Il permet toutefois de régénérer certaines variétés en voie de disparition.
Pourquoi cultiver des rosiers :
- Pour l’intérêt qu’ils apportent dans l’aménagement des jardins et des espaces publics,
- Pour la fleur coupée,
- Pour le parfum et l’emploi en cosmétique,
- Pour la distillation, eau de rose, essence et alcool de rose,
- Pour ses qualités médicinales : soin de la peau, soin des yeux,
- Pour ses qualités gustatives : gâteaux à la rose, confiture de rose, liqueur à la rose…
Le CARINA, nom d’une rose et d’une famille de restaurateurs de Bellegarde qui a su associer la liqueur de rose à du vin blanc pétillant dans un apéritif très apprécié, a été un élément dans le succès des premières Foires aux Rosiers.
La taille des rosiers
Il est préférable de « mal » tailler un rosier que ne jamais le tailler, sachant qu’un rosier bien nourri supportera presque toutes les erreurs de taille.
A l’automne, il s’agit d’un nettoyage. On cisaille les buissons pour diminuer leur hauteur et leur donner une forme plus ou moins arrondie. Les rosiers tiges sont eux aussi arrondis, ce qui facilitera leur protection par grand froid. On peut commencer à enlever les bois morts ou nécrosés. Ce nettoyage s’accompagne impérativement d’une élimination des feuilles encore présentes. Ces déchets ne doivent pas être compostés car ils sont porteurs de nombreuses spores de champignons. Cette mesure prophylactique est indispensable pour débuter le printemps avec des rosiers sains.
Un apport d’un amendement organique en hiver complétera les soins de taille.
Au printemps, la taille se pratique « après les fortes gelées » C’est la vraie taille de formation. On commence par éliminer le reste de bois morts et de brindilles pour ne garder que quelques grosses branches charpentières. Sur un rosier qui a eu une belle végétation l’année précédente (donc bien nourri) certaines belles charpentes sont reparties du point de greffe ou de la base. Il faut les garder et en profiter pour éliminer des charpentes plus anciennes. Le rosier sera ainsi rajeuni à chaque printemps et vous augmenterez sa durée de vie. A partir de là on prend le principe de la taille courte (3 à 5 cm) pour les rosiers chétifs et de la taille longue (20 à 25 cm) pour les rosiers vigoureux.
Pendant la floraison, on peut éliminer les fleurs fanées au fur et à mesure de la saison pour favoriser la remontée. Il ne faut pas hésiter à couper 10 voire 20 cm ou plus sous la (les) fleur(s).
Les rosiers non remontants se taillent après la floraison, car ils fleurissent sur les branches de l’année précédente.
Pour les vieux rosiers qui n’ont pas été taillés pendant de nombreuses années, il faut commencer par enlever les bois morts ou abimés pour aérer la plante. On peut alors tailler sans trop de risques, si de jeunes branches (encore vertes) partent de la base. Dans le cas contraire, la partie est plus risquée, une taille trop sévère peut être fatale.

